Robert Charlebois

Le chanteur français Alain Bashung a dit de Robert Charlebois qu’il fut un des premiers à introduire l’ironie dans la chanson québécoise, sur des airs de rock, de blues et de country. Robert Charlebois, auteur-compositeur, musicien et interprète, est devenu, en plus de 50 ans de carrière, une figure incontournable de la chanson, non seulement au Québec mais dans l’ensemble de la francophonie.

Celui que l’on a surnommé affectueusement Garou fait ses débuts sur scène en septembre 1962, en première partie du spectacle de Félix Leclerc. En 1965, il se fait remarquer pour sa chanson « La boulée », composée à l’âge de 16 ans, qui lui vaut le Grand Prix du Festival du disque.

Puis, en 1967, c’est l’envol. Charlebois fait paraître un troisième disque où on trouve des chansons qui marqueront son répertoire : la presque psychédélique « C’est pour ça », la tendre « Marie-Noël » et la colorée « Demain l’hiver ». Cette même année, Charlebois entreprend un voyage en Californie où il subit l’influence de la contre-culture et fait la connaissance des meilleurs musiciens rock d’Amérique. Sa musique commence à s’électrifier et ses textes, qui empruntent le langage populaire, expriment une poésie toute urbaine. Pur produit de cette époque, l’hymne « Lindberg » cause une véritable onde de choc et assoit définitivement sa réputation.

En 1968, il obtient un premier grand triomphe lors de la création du mémorable spectacle L’Osstidcho qui rejoint les aspirations d’une jeunesse anticonformiste et avide de changements. Peu de temps après, il remporte le Grand Prix du Festival de la chanson française à Spa en Belgique, pour ses deux chansons « Lindberg » et « California ». En 1969, il se produit pour la première fois à l’Olympia de Paris, et au Festival pop de Toronto. Par la suite, il amorce une longue série de tournées au Québec, au Canada et en Europe, dont un célèbre périple ferroviaire pancanadien avec quelques figures marquantes de la scène rock américaine, comme Janis Joplin, The Band et The Grateful Dead.

Dans les années 70, Charlebois, continue d’accumuler les succès. En compagnie d’autres grands noms de la chanson québécoise, il participe aussi à quelques spectacles qui sont passés à l’histoire : la Superfrancofête (1974) et les Fêtes de la Saint-Jean à Québec et à Montréal (1976). Au cours des décennies 80 et 90, Charlebois tâte le cinéma et se lance en affaires. Il se fait plus discret sur les scènes mais n’abandonne pas pour autant la musique, effectuant un come back avec son nouvel album, Doux sauvage, qui surprend une fois de plus la critique et le public. Automne 2010, Charlebois arrive dans la soixantaine avec « Tout est bien », un album important qui touchera profondément. Mai 2012, c’est la sortie de « Tout est bien » en France, suivi d’une tournée de spectacles à l’automne 2012 montrant qu’il n’a rien perdu de sa fougue sur scène.

Tout au long de sa carrière, Charlebois a reçu de multiples prix et distinctions qui témoignent de la reconnaissance de ses pairs, de la qualité de ses milliers de spectacles et de la puissance de ses albums, et qui sont trop nombreux pour être tous mentionnés; parmi eux : Prix de l’Académie Charles-Cros, Médaille d’or des Olympiades de la chanson, Prix de la Ville de Paris, Médaille de Vermeil de l’Académie française et Prix du Gouverneur Général du Canada pour les arts de la scène. En 1993, l’ADISQ lui décerne un Félix Hommage pour l’ensemble de son œuvre. Il devient Officier de l’Ordre National du Québec en 2008, suivit de son intronisation en 2010 au Panthéon des Auteurs.

Site web officiel : http://www.robertcharlebois.com

 

Robert Charlebois, an internationally acclaimed French Canadian author, composer, musician, performer and actor. Among his best known songs are Lindberg and Je reviendrai à Montréal. His lyrics, often written in joual, are funny, relying upon plays on words. A key figure in Francophone music and renowned for his satirical lyrics, his live on-stage energy and his wildly exuberant stage shows are exceptional experiences for his audiences.

After launching his career in the mid-‘60s, this charismatic performer has carved out his own special place on Quebec’s music scene, bringing the sound of Rock n Roll to Quebec. Following in the footsteps of fellow performers Gilles Vigneault and Félix Leclerc, Charlebois has earned his own popular fan base thanks to his natural spark, his sharp wit and his irreverent sense of humour. Active in theatre as well as consistently producing concerts and albums over the decades, Charlebois has won many international awards including Grand Prix at the Spa Festival in Belgium in 68, the Felix Leclerc Trophy for “Lindbergh” in 69 and First Prize at the Sopot Festival in Poland in 70.

In addition to a music career that has spanned fifty years, Charlebois founded the Rhinoceros party in 1968, and stood as a candidate in the 1969 elections, contesting the seat of the Canadian Prime Minister, Pierre- Elliot Trudeau. In 1999 Charlebois published a book entitled “On dirait ma femme en mieux” (“She looks like a better version of my wife”). He has been an investor in the Onibroue Distillery until it was purchased by Sleemen and then Sapporo in 2006. Ecologist and pacifist, Charlebois became involved with international organisations such as Amnesty International.

 Don’t miss this chance to see the indefatigable and unique Robert Charlebois on stage in Toronto, Friday September 29th!